LA PARABOLE DE LA LAMPE ET DE LA MESURE
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Luc 8.16-18

 

Yves I-Bing Cheng, M.D., M.A.

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À la suite de la parabole du semeur, le Seigneur Jésus poursuivit son discours en enseignant une autre parabole. Il s’agit de la parabole de la lampe et de la mesure. Elle apparaît à deux endroits, en Luc 8.16-18 et en Marc 4.21-25. Lisons tout d’abord le passage dans l’évangile de Luc.

 

Luc 8.16. Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase, ou ne la met sous un lit ; mais il la met sur un chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière.

17 Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être connu et mis au jour.

18 Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ; car on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il croit avoir.

 

J’aimerais aussi vous lire le passage parallèle qui se trouve en Marc car nous y ferons référence. Remarquez que les deux textes ne sont pas identiques.

 

Mark 4.21. Il leur dit encore : Apporte–t–on la lampe pour la mettre sous le boisseau, ou sous le lit ? N’est–ce pas pour la mettre sur le chandelier ?

22 Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être mis au jour.

23 Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende.

24 Il leur dit encore : Prenez garde à ce que vous entendez. On vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis, et on y ajoutera pour vous.

25 Car on donnera à celui qui a ; mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

 

Nous allons entreprendre l’étude de cette parabole en décrivant en premier lieu la chaîne des idées qui composent cette parabole. Cela nous servira de tremplin pour mieux comprendre les paroles de Jésus.

 

Il y a trois points communs que nous observons dans les passages de Luc et de Marc. Tous ces points sont liés les uns aux autres. (1) Premièrement : une lampe est allumée. (2) Deuxièmement : une fois allumée, on ne doit pas empêcher cette lampe de donner la lumière autour d’elle. (3) Troisièmement : plus celle-ci brille, plus la lumière s’accroît; moins elle brille, plus il fait sombre.

 

Est-ce que vous voyez ces points se succéder dans la parabole? On allume une lampe. Il ne faut pas faire obstacle à sa luminosité. Si la lampe ne remplit pas sa fonction, elle risque de ne plus briller du tout.

 

Une lampe est allumée

 

  Examinons un à un ces points. Il y a tout d’abord une lampe qu’on allume. Quelle est la signification de cette lampe? Cette lampe représente la vie d’un homme, la vie que reçoit chaque être humain au moment de sa conception. Qui l’a allumée? Dieu a allumé cette lampe. C’est Dieu qui fait naître une flamme chez un individu. Chaque croyant se compare ainsi à une lampe que Dieu a allumée. La grâce de Dieu éclaire son âme qui, à son tour, donne de la lumière dans l’environnement où il se trouve.

 

Dans le contexte de ce passage, la lumière se rapporte à l’enseignement biblique, un enseignement dont le but est de communiquer la vérité, et non pas de la dissimuler. Il en était déjà question dans l’AT. En Psaume 119.105, la parole de Dieu est décrite comme une lumière qui éclaire la route, guidant les pas de celui qui marche. Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier. Dans notre parabole, Jésus associe l’image de la lumière au disciple. Comment devient-il une lumière? Par l’action de la parole de Dieu. La parole du Seigneur est une puissance capable de transformer un individu en une lumière spirituelle et de devenir alors ‘la lumière du monde.’ En utilisant une autre image, Pierre déclare que ‘nous avons été régénérés par la parole vivante de Dieu’ (1Pierre 1.23). Cette lumière vivante est engendrée en nous par la parole de Dieu. Et la parole de Dieu nous est transmise par la vie et l’enseignement de Jésus. Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment, écrit Paul en Colossiens 3.16. Lorsque nous laissons la parole du Christ vivre en nous, lorsque nous lui donnons tout l’espace nécessaire pour s’implanter dans nos cœurs et prendre le contrôle de notre vie, nous devenons de plus en plus à l’image de notre Seigneur. Nous refléterons de plus en plus la glorieuse lumière du Christ.

 

Mais comprenons bien ceci. La lampe ne peut être allumée que si une condition est respectée. Quelle est cette condition? Nous devons répondre à l’invitation d’aller vers Jésus, celui qui est dans un sens absolu la source de toute lumière qui vient dans le monde. Jésus l’enseigne en ces termes. Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie (Jean 8.12). ‘Celui qui me suit aura la lumière de la vie.’ Seul celui qui le suit recevra sa lumière. À l’inverse, quiconque ne le suit pas demeurera dans les ténèbres et s’égarera.

 

Suivre Jésus signifie venir à lui dans la repentance, croire en lui comme Sauveur et Seigneur, puis lui remettre complètement sa vie. C’est donc celui qui conforme toute sa vie à la sainte vie du Seigneur qui aura en sa possession la ‘lumière de la vie,’ c’est-à-dire une connaissance de Dieu qui le délivre de l’obscurité du péché et donne vie à son âme. En ayant la lumière du Christ en nous, nous devenons alors nous-mêmes des lumières. Autrefois vous étiez ténèbres, lit-on en Éphésiens 5.8, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur.

 

Ne pas entraver la lumière

 

Deuxièmement, Jésus insiste sur l’importance de permettre à la lampe de remplir sa fonction première, soit de donner de la lumière afin que ceux qui entrent voient clair. Il serait insensé d’allumer une lampe pour ensuite la recouvrir d’un vase ou la mettre sous un lit. Lorsque Dieu allume notre lampe et fait de nous des lumières, il veut que cette lumière resplendisse, et non pas qu’elle soit cachée. Il arrive néanmoins que la lueur d’une lampe soit à peine perceptible parce que des choses lui font obstacle. Dans ce cas, on ne peut pas l’attribuer à Dieu. C’est plutôt l’homme qu’il faut mettre en cause.

 

Divers objets peuvent être utilisés pour couvrir notre lumière. Luc mentionne un vase. Lorsque vous allumez une lampe, vous ne la recouvrez pas d’un vase. Marc mentionne un boisseau. Lorsque vous allumez une lampe, vous ne la placez pas sous un boisseau. Ces deux évangélistes citent le lit. Lorsque vous allumez une lampe, vous ne la mettez pas sous un lit. Qu’est-ce que tout cela veut dire? Le message à saisir est le suivant : Ne laissez pas le monde couvrir (voiler) votre témoignage chrétien. Si le monde plane au-dessus de vous tel un épais nuage, l’éclat de votre lumière en sera affecté. Il se peut même que votre lampe ne brille plus du tout. Notez que toutes ces choses se trouvent littéralement au-dessus de vous. C’est comme si vous vous trouviez sous un vase, sous un boisseau, ou sous un lit. Comment votre lumière peut-elle briller quand tous ces objets entravent sa clarté?

 

Un boisseau est un récipient utilisé pour les matières sèches, notamment les céréales. Il s’agit également d’une capacité de mesure pour les céréales. Quand on parle de céréales, on pense au blé, à l’orge, au maïs. Autrement dit, il est question de nourriture. Si vous laissez vos préoccupations pour la nourriture vous couvrir, votre lampe ne donnera pas autant de lumière qu’elle devrait. Qu’en est-il du vase? Nous avons mentionné que le boisseau contient de la matière sèche. Le vase, d’un autre côté, est un contenant destiné aux liquides. De la nourriture et de la boisson, les éléments de base pour vivre. Il y a donc de quoi boire et manger. A-t-on oublié quelque chose? Oui, un toit! Un endroit pour dormir et se reposer – d’où l’idée du lit.

 

De la nourriture, de la boisson, un toit. Tous les besoins essentiels de la vie. En Matthieu 6, Jésus dit, ‘Ne vous faites pas de souci pour votre vie, pour les nécessités de votre vie physique. Ne vous inquiétez pas au sujet de la nourriture ou de la boisson, ou encore de l’endroit où vous allez dormir. Dieu pourvoit aux besoins des oiseaux du ciel sans que ceux-ci aient à se faire du souci. À plus forte raison agira-t-il de même envers ceux qui lui font confiance. De la même façon, il prendra soin de vous. Ne soyez donc pas en souci pour ces choses. Recherchez d’abord le royaume de Dieu.’

 

Ne soyez pas trop pris par les préoccupations matérielles de la vie (aussi importantes soient-elles) qu’il n’y a plus de place pour autres choses. En d’autres mots, ne les laissez pas se placer au-dessus de vous. Ne leur donnez pas la possibilité de couvrir votre lumière. Sinon vous risquez de négliger Dieu et son royaume, ce qui entraînera comme conséquence possible une diminution de votre luminosité.

 

La responsabilité de celui qui écoute

 

On allume une lampe. Une fois allumée, on doit la placer à un endroit où tous peuvent voir la lumière. Et troisièmement, l’intensité de la lumière est fonction de la lampe. Examinons ce troisième point. Il est écrit en Luc 8.18, Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ; car on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il croit avoir. Dans ce verset, le Seigneur attire notre attention sur l’importance cruciale des choses entendues. Cette mise en garde est motivée autant par les paroles qui la précèdent que celles qui la suivent.

 

Souvenez-vous de la déclaration de Jésus au verset précédent. Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être connu et mis au jour. Ces paroles évoquent clairement le jugement. En effet, l’accent est mis ici sur le dévoilement et le jugement. La fonction de la vérité est d’éclairer, de révéler la réalité des choses. Cette fonction prendra un jour pleinement son sens. Car le jour viendra quand la lumière révélera tous les secrets de ce monde. La lumière et la vérité seront si manifestes qu’il sera impossible de cacher quoi que ce soi. L’avertissement est sans équivoque : La pleine révélation de la justice divine sera suivie du jugement. Alors faites bien attention à la réponse que vous montrerez à l’écoute de sa parole. Nous lisons en Ecclésiaste 12.14, Car Dieu amènera toute œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal. En liant cet avertissement à la parabole du semeur où différentes attitudes sont décrites par quatre sortes de sol, nous pouvons conclure que le critère sur lequel Dieu fondera son jugement est la réponse apportée par chacun à sa volonté révélée.

 

‘Prenez garde,’ nous dit Jésus, ‘faites attention à la manière dont vous écoutez. Car la parole de Dieu peut être autant une source de vie et de grâce qu’un instrument de jugement et de condamnation. L’attitude de celui qui écoute déterminera l’action que la parole aura sur lui.’

 

Notez bien ces mots. ‘Faites attention à votre façon d’écouter car à celui qui a, on donnera encore plus. Mais à celui qui n’a pas, on enlèvera même le peu qu’il a.’ Par ces mots, Jésus veut souligner la responsabilité morale de celui qui écoute. Les dons que l’auditeur recevra de Dieu dépend de la disposition de son cœur quand il entend la vérité. ‘À celui qui a, il lui sera donné davantage. À celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir lui sera ôté.’

 

L’auditeur est responsable de sa propre réaction lorsqu’il vient en contact avec la parole de Dieu. Le verset en Marc insiste sur le contenu de ce qu’une personne entend alors qu’en Luc, l’accent est mis sur la manière dont une personne écoute.

 

Marc 4.24a. Prenez garde à ce que vous entendez…

Luc 8.18. Prenez donc garde comment vous entendez…

 

Ces deux aspects sont intimement liés puisque la façon d’écouter le contenu d’un enseignement donné aura un impact direct sur sa réaction et sur ce qu’il choisit d’assimiler. D’un autre côté, ‘ce que’ nous entendons dépend du ‘comment’ nous entendons, i.e. avec quelles dispositions d’esprit et de cœur nous tendons l’oreille aux choses de Dieu. Je le répète à nouveau. L’auditeur porte la responsabilité de ce qu’il entend et de sa réponse devant la parole divine.

 

La mesure que vous employez

 

Dans le passage en Marc 4, Jésus explique pourquoi il fait cette mise en garde. Car On vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis, et on y ajoutera pour vous (Marc 4.24). Qu’est-ce que cela veut dire? Cette phrase énonce une loi du règne de Dieu : Le Seigneur vous récompensera dans la même mesure où vous vous appliquez à écouter et à pratiquez sa parole.

 

Au temps de Jésus (tout comme aujourd’hui), les denrées alimentaires étaient pesées ou mesurées par le marchant avant d’être vendues aux clients. On utilisait des récipients standards pour mesurer par exemple une certaine quantité de blé ou d’huile. Étant donné qu’il y avait peu de contrôle sur ces mesures, il était facile pour le marchand de tromper son client s’il décidait d’être malhonnête. Il est fort possible que Jésus ait eu ce contexte en tête lorsqu’il dit, ‘De la mesure dont vous mesurerez il vous sera mesuré.’

 

Après avoir fait cette déclaration, le Seigneur enchaîna avec une phrase explicative au verset suivant. Le verset 25 de Marc 4 est donc une clarification du verset 24. C’est pourquoi il débute avec la conjonction ‘car’.

 

Marc 4.25. Car on donnera à celui qui a ; mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

 

Ce verset sous-entend une certaine récompense. Et on peut déduire que cette récompense est proportionnée à la fidélité de chacun. Dans la même mesure où nous serons fidèles dans l’emploi de ce qui nous est confié, dans la même mesure Dieu nous accordera plus de grâces.

 

Encore une fois, la responsabilité est placée sur les épaules de l’auditeur. Celui qui écoute avec un esprit avide de comprendre et d’obéir à la vérité en recevra beaucoup plus encore. En revanche, celui qui écoute d’une oreille distraite perdra les acquis antérieurs et sera privé de l’occasion même d’écouter.

 

Ce principe est applicable à n’importe quel don spirituel. Dans le contexte de la parabole du semeur dont l’histoire se termine en précisant que certains porteront plus de fruit que d’autres, il est juste de conclure que Dieu bénit le croyant en fonction de sa réceptivité à la parole du Seigneur. L’acceptation de la vérité et un cœur disposé à la pratiquer sont des conditions essentielles pour recevoir davantage de Dieu.

 

Un principe de vie

 

Jésus insiste sur ce principe dans son enseignement en nous donnant deux paraboles comme illustrations. Par exemple, la même déclaration est reproduite dans la parabole des talents. En Matthieu 25.29, nous retrouvons cette phrase. Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. Vous connaissez sans doute cette parabole. Avant de partir en voyage, un homme remit ses biens à ses serviteurs. À son retour, longtemps après, celui-ci fit rendre compte à ses serviteurs. Les deux premiers serviteurs produisirent autant de talents qu’ils en ont reçus. Le maître les récompensa. Le troisième décida de ne rien faire avec le talent qui lui avait été confié. En conséquence, son seul talent lui fut retiré et donné à celui qui avait dix talents. La leçon à tirer de cette parabole est claire. Si nous ne mettons pas nos dons au service de Dieu, ils nous seront repris. Dans la mesure où nous les utilisons pour son royaume, le Seigneur nous en accordera davantage.

 

Cet enseignement est repris en Luc 19.26 dans la parabole des mines. Je vous le dis, on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. Le message ne nous laisse pas dans le doute. Jésus dit, ‘Je vous ai donné des mines. C’est un cadeau, un don de grâce de ma part. Vous ne l’avez pas mérité. Mais la gratuité de ce don ne vous donne pas la liberté d’en disposer comme bon vous semble. Je vous demande de le faire valoir. Un jour, vous aurez des comptes à rendre. Vous comparaîtrez devant moi pour expliquer comment vous avez exploité ce que je vous ai confié.’ Quand Dieu nous donne la lumière, il s’attend à ce que nous l’utilisions à son service.

 

Certains croyants semblent penser que la grâce de Dieu fait tout le nécessaire pour le développement de son église indépendamment de leur propre contribution. Il est vrai que tout ce que nous possédons vient de Dieu. Mais si nous ne faisons pas fructifier ce qu’il nous confie, son royaume ne pourra pas en profiter. Voyez-vous, on ne peut pas dissocier la grâce divine de la responsabilité humaine. Ce lien est clairement exprimé en 2Timothée 1.6. Paul dit à Timothée, je t’exhorte à ranimer le don de Dieu que tu as reçu par l’imposition de mes mains. Timothée avait reçu un don de Dieu et il semble qu’il ne l’ait pas utilisé adéquatement. Paul a alors senti le besoin de lui dire, ‘Rallume le don de Dieu. Ravive la flamme que Dieu a allumée en toi.’ Notez bien ceci : Même le don de Dieu doit parfois être ravivé. Ce verset nous reporte directement à la parabole de la lampe. Celui qui a reçu un don et ne l’exploite pas est semblable à celui qui, après avoir allumé une lampe, la laisse s’éteindre ou la cache derrière un écran, et demeure ainsi dans l’obscurité.

 

La même idée se répète en 1Pierre 4.10 où l’apôtre Pierre écrit, Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu. La grâce de Dieu se rapporte ici au don que le Seigneur offre gratuitement aux disciples. Elle parvient jusqu’à nous, mais elle ne devrait pas s’arrêter à nous en raison de notre négligence. Chaque chrétien est appelé à être un bon intendant du don qu’il s’est vu confié en l’employant au service de son prochain. Il est un canal par lequel la bénédiction de Dieu peut atteindre les autres.

 

Encore une fois, nous observons que la grâce de Dieu est donnée au croyant afin qu’il l’utilise pour remplir une fonction particulière. Dieu nous en confie la responsabilité. Et mentionnons à nouveau ce principe. Le Seigneur mesura ce qu’il nous donne avec la mesure que nous employons nous-mêmes. Si nous n’utilisons pas nos jambes, celles-ci vont graduellement s’atrophier. Si nous prenons régulièrement de l’exercice, elles seront fortes et agiles. Ce qui est vrai pour notre corps l’est autant pour notre vie spirituelle. Les dons que nous avons continueront à nous être données ou non selon la manière dont nous les utilisons pour le royaume de Dieu. Si nous n’exerçons pas les dons que Dieu nous a accordés, ils nous seront repris. Si nous partageons aux hommes la lumière qui est en nous, celle-ci brillera davantage.

 

Il ne faudrait pas conclure évidemment que l’admission d’une personne dans le royaume de Dieu se fait sur la base d’efforts humains. Cette parabole veut nous montrer toute l’importance d’une écoute active de la vérité (comme nous l’avons vu également dans la parabole du semeur), une écoute qui se traduit par une mise en pratique de la parole divine dans nos vies.

 

Partager la vérité

 

La parabole de la lampe et de la mesure appelle le chrétien à agir comme une lumière dans le monde par la proclamation du message du salut. ‘On allume une lampe afin que tous voient la lumière,’ nous dit Jésus. ‘Il serait absurde de la couvrir d’un objet.’ Le Seigneur nous exhorte à pratiquer notre témoignage chrétien à la vue de tous et à exploiter toutes les occasions possibles pour répandre l’évangile.

 

Pour mener à bien cette tâche, Dieu a distribué des dons à chacun. Celui qui se montre fidèle dans l’usage de ses dons peut s’attendre à en avoir davantage. Dans le cas contraire, celui qui les garde pour lui-même court le risque de tout perdre.